L'ELITE AMAZIGH
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Ces juifs qu'on aime et deteste

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MessageSujet: Ces juifs qu'on aime et deteste   Lun 10 Déc - 17:45

Les hébreux et la shoah

A la naissance de Moise le peuple Juif était persécuté par le puissant
Pharaon d’Egypte qui avait ordonné l’élimination de tous les enfants
de cette race
. Pour le soustraire a la mort, sa mère le déposa parait
il dans son landau au gré du courant du Nil qui l’emporta directement
au palais de l’ennemi. Grandit en clandestinité dans la cour des grands
sous la tutelle de la fille du pharaon, découvre son origine et se rendit
compte que les siens sont maltraités a mort en tant que prisonniers , il tua
le responsable Egyptien et prend la fuite. La race juive a enduré et subit
l’insupportable jusqu’au jour ou Moise retourna chez le pharaon et lui
proposa de libérer les juifs et les laisser partir . Le pharaon refusa et
Moise parait-il le met en évidence par des faits réels que sa demande
résulte de la volonté de son dieu. Devant le niet, Moise et son peuple
prennent la fuite. Poursuite et massacre s’en suivent, enfin répit mais
pas pour longtemps pour ceux qui restent des douze tribus hébraïques.
….En fait, des circonstances malheureuses, peut être aussi la malchance
font que ce peuple ne s’est jamais senti en sécurité et ceci des dizaines
de siècles déjà avant le prophète Mohamed et les musulmans. L’histoire
atteste que se sont les musulmans et les arabes qui ont moins martyrisé
les juifs. L’entente et le partenariat étaient possibles et acceptables aussi
bien avant qu’après l’islam.
Au moyen age, les hébreux était la proie des chrétiens qui les chassaient
et massacraient dans le but de s’emparer de leur bien prétextant une
des hypothèses et suppositions de Charles Darwin sur l’évolution des
espèces, hypothèses mal interprétées et mal comprises, mais l’idée
est bonne puisqu’il a permis au Chrétiens de s’enrichir sans risques.
Au dixième siècle, les juifs de nouveau persécutés trouvent refuge
auprès des musulmans en Espagne qui leur accordent les mêmes droits
sinon plus que les leurs, médecine, recherche, politique et commerce
leurs sont désormais accessibles , enfin un havre de paix pour une race
meurtrie. La sérénité des juifs s’achèvent au treizième siècle avec le
démentiellement des émirats musulmanes et se sont les musulmans
ottomans qui offrent refuge aux hébreux…
Vint le vingtième siècle où les juifs ont été classés en chose indésirable,
n’importe qui, n’importe comment, n’importe où on peut tuer, user,
consommer du juif sans modération et sans punition. Le juif n’est plus
humain, ce n’est même plus une chose, c’est beaucoup moins que rien,
on le tabasse a volonté jusqu'à ce que son sang coule et sali la chaussée
et on lui impose de payer le savon, l’eau et les frais pour la nettoyer !
De mille neuf cents trente a mille neuf cent quarante quatre, les
dirigeants du monde ont perdu la raison, chacun veut sa part du juif,
Le Vatican garde le silence total, Les dirigeants allemands se mettent
d’accord lors de la conférence du vingt janvier mille neuf cents quarante
deux sur la mise en place d’une in
dustrie de la mort car disent-ils les
tueries et massacres en publique ne suffisent plus. Le grand maréchal
petain en France élabore lui aussi un statut juif les excluant de la vie
et les mettant a la disposition des exterminateurs. On pensa alors a
Madagascar, pays en Afrique , totalement isolé , où l’on peut procéder
avec joie au jeu de la mort intégrale sur un peuple sans terre, sans chef,
sans défense et …..sans dieu ? heureusement que la guerre n’a pas
permit l’aboutissement de ce projet.
On imagina alors d’autres moyens pour parvenir au même résultat.
La création de groupes d’intervention mobiles (einsatzgruppen), la
réquisition des trains initialement destinés au transport des animaux
et de la paille, la mise en place en Europe d’une administration forte
en moyens matériel et financier dont le but est le collecte des juifs quel
que soit leur age, origine ou appartenance et les convoyer vers la
destination finale. La création des centres d’extermination immédiate
et autres lente dont notamment Belzec,Chelmno, sobre, Treblinka,
auschuitz, majdanok etc…En fait les allemands se sont rendu compte
qu’il est pénible pour eux de tuer vingt milles juifs en camions par
l’utilisation des armes comme c’était le cas a babi yar en Ukraine,
vingt milles hommes par jour c’est peut et cela engendre beaucoup
de corvée pour dégager les cadavres et nettoyer les lieux avant de
passer a la suite !
…On met en route l’industrie de la mort, efficace, intégrale et même
propre. L’entassement dans des camps et la soumission des juifs
au gaz, au monoxyde de carbone, a l’acide prussique et cyanhydrique,
au zyklon b et autres insecticides, puis , une fois la tuerie achevée , on
les passe au crématoire , four où la température réduit les corps en
poussière…..On se réjouit partout de voir ces créatures passives et
soumises a l’extrême disparaître comme par magie, banalisation,
viol, séparation, larmes, amertumes, tristesse deviennent leur lot
quotidien et éternel.
Plus aucune espérance pour eux, aucune assistance, aucun droit.
En ligne, en train , en section, en camions, partout dans le monde,
ces créatures sont dirigés en masse et en famille vers un point
commun, vers un pèlerinage spécial, vers la mort. Personne ne se
soucie plus de leur sort a part ceux qui profitent de la saisie de leur
bien
…..

Comment l’humain peut-il être doté de méchanceté pareille. Pourquoi
le chrétien , le musulman, le bouddhiste n’ont pas réagi , la foie en
Dieu a-t-il disparue ?
Chasser du juif, voler ou violer les hébreux, manger du juif , taper
et banaliser cette race, les voir souffrir et mourir en silence …
étaient très a la mode. Le pire des pires est que ces hommes et
ces femmes, ces filles et ces garçons, ces bébés et vieux savaient
qu’ils se dirigent vers la solution finale en famille…en groupe.
Mon dieu, soit impitoyable avec ceux qui ont provoqué , géré,
organiser ou participer a ce génocide.
Le monde a vu d’autres génocides, mais tout de même clément en
ce qui concerne les kurdes, les arméniens et les biafrais.
Pour la race juive c’est la shoah (catastrophe), tuerie, extermination,
hogra, génocide, holocauste, l’enfer de Treblinka (Russie), la nuit de
cristal (kristallnasht), solution finale, destruction (vernishung),
exclusion, malheur, port de l’étoile jaune, la lettre « J » sur le passe,
carte d’identité spéciale, interdiction de mariage avec les non juifs,
exclusion de la vie économique et politique, aryanisation obligatoire,
famine … On ne peut sous estimer ce que ce peuple a enduré…….
Lorsque deux armées s’affrontent ils disposent d’armes, de soutiens,
de possibilités de recule ou fuite. Quand deux nations entrent en
guerre, chacune évalue ses moyens et chance avant et pendant le
combat, l’arrêt du combat reste possible et les pertes minimes, mais
lorsque le monde entier représenté par ses banquiers, ses généraux
bien galonnés, sa jeunesse portée a ébullition par de faux slogans,
ses militaires casqués et rodés a tuer, ses ministres et leaders…..
lorsque tout ce beau monde se met en état d’effervescence pour
localiser, dénoncer, racketter, collecter petits et grands, femmes
et enfants, valides et malades de jour comme de nuit , convoyer
du juif docile comme des lapins vers les fours crématoires…….
c’est fort, où est le pape, baba rabbi et les autres ?


Auteur: Mimouni Abdelmalek
source: http://elmimouni.freesurf.fr
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MessageSujet: Re: Ces juifs qu'on aime et deteste   Lun 10 Déc - 18:05

.............. suite
Concernant l’éventuelle confusion entre les termes « juif » et « israélien », force est de constater que malheureusement, de façon quotidienne en France, des associations (communautaristes) ainsi que des artistes, des « philosophes » et autres personnalités médiatiques entretiennent et alimentent sciemment cette confusion en affirmant représenter TOUTE la communauté juive. Ces « représentants » soutiennent de façon inconditionnelle l’état israélien notamment en participant (en France et en Israël) à des galas de soutien à l’armée israélienne et en traitant d’antisémite toute personne osant émettre la moindre critique à l’encontre de l’état israélien.Attachons-nous à l’expression « peuple dominateur et sûr de lui ». Pour mémoire, c’est le Général de Gaulle qui a prononcé un discours le 27 novembre 1967 à l’Elysée, dans lequel figure cette expression ; expression qui a justement rendu célèbre ce discours. Qui oserait dire que l’auteur de l’appel du 18 juin 1940 fut un raciste ou un antisémite ?Peut-être sont-ce les mêmes terroristes intellectuels et idéologiques qui traitent notamment François Mitterrand, l’abbé Pierre, Daniel Mermet et Pascal Boniface d’antisémites et Gisèle Halimi, Rony Braumann ainsi qu’Eyal Sivan de traîtres et de juifs honteux ?

Voyons à présent le deuxième passage reproché à Edgar Morin :« Les juifs d'Israël, descendants des victimes d'un apartheid nommé ghetto, ghettoïsent les Palestiniens. Les juifs qui furent humiliés, méprisés, persécutés, humilient, méprisent et persécutent les Palestiniens. Les juifs qui furent victimes d'un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux Palestiniens. Les juifs victimes de l'inhumanité montrent une terrible inhumanité. Les juifs, boucs émissaires de tous les maux, « bouc-émissarisent » Arafat et l'Autorité palestinienne, rendus responsables d'attentats qu'on les empêche d'empêcher. »Qu’y a t il de condamnable dans ce passage ? Où pourrait bien se trouver l’incitation à la haine raciale ou à l’amalgame détestable ? Les juifs ont souffert, il n’y a pas le moindre doute là-dessus. Les palestiniens souffrent aujourd’hui et il n’y a pas non plus le moindre doute à ce sujet. N’est-il pas naturel d’être à la fois surpris et choqué de constater qu’un peuple qui a tant souffert fasse à son tour souffrir un autre peuple ? Et même si certains s’évertuent à jouer sur les mots, nous ne pouvons ignorer que nous sommes bien en présence de territoires occupés et donc d’un occupant et d’un occupé.

En dépit d’une « formidable » guerre de désinformation de la part de l’état israélien et de ses supporters inconditionnels (lire à ce sujet l’excellent ouvrage de Denis Sieffert et Joss Dray la guerre israélienne de l’information, ed. La Découverte), nous avons bien d’un côté une armée qui use de TOUS les moyens afin de maintenir son occupation et, de l’autre, une population qui subit et se défend tant bien que mal par des actes de résistance ou de terrorisme selon le point de vue sous lequel on se place.Nombreux sont ceux, israéliens ou non, qui constatent et reconnaissent que le gouvernement israélien restreint sans cesse les possibilités d’action de Yasser Arafat et de l’autorité palestinienne en général ; autorité palestinienne à laquelle le même gouvernement reproche ensuite de ne rien faire.

N’est-il pas permis de critiquer l’état israélien ?

Les deux associations d’extrémistes juifs et sionistes, Avocats sans Frontière et France-Israël, poursuivent donc Edgar Morin pour « diffamation à caractère raciale ». Dans d’autres circonstances et avec un climat moins tendu, cela aurait pu prêter à sourire, malheureusement nous en sommes vraiment très loin.

Edgar Morin est accusé de faire des amalgames des plus détestables alors qu’à la lecture de l’article, publié dans Le Monde, son propos comme à son habitude ne souffre pas la moindre ambiguïté. La précision dans les termes utilisés ne laisse pas non plus place à la moindre confusion.Mais alors, d’où vient le problème ? Pourquoi cette procédure ? Pourquoi cette nouvelle inquisition idéologique ?Pour répondre à ces questions, il faut se pencher sur ces deux associations, Avocats sans frontières et France-Israel.Elles ont pour premier point commun d’être des soutiens inconditionnels de l’état israélien et de son gouvernement (et ce quel qu’il soit). Une visite sur le site France-Israel est d’ailleurs fort instructive. ( http://www.france-israel.org/ ) Concernant l’association Avocats sans frontière, il est important de rappeler, afin d’éviter toute confusion, qu’elle n’a strictement aucun lien, direct ou indirect, avec la célèbre association ASF et son noble but (l’homonymie est-elle réellement un hasard ?).Ces deux associations qui poursuivent Edgar Morin sont connues pour leur activisme et l’exercice d’un véritable terrorisme intellectuel. Elles sont passées maîtresses dans l’art de saisir les tribunaux et faire pression sur les institutions pour empêcher toute critique à l’égard de l’état israélien ainsi qu’à l’égard de l’extrémisme juif et sioniste. ( http://www.desinfos.com/article.php?id_article=1216 ). Le second point commun, c’est l’avocat Gilles William Goldnadel, président d’Avocats sans frontières et également vice-président de… l’association France-Israël (un nouveau hasard sans doute ?). Cet homme aime à se présenter comme étant notamment « un juif de combat ». On n’ose imaginer la réaction des médias et de nos « donneurs de leçons médiatiques » si un défenseur médiatisé de la communauté catholique s’était présenté comme « un catholique de combat », ou pire, si un musulman engagé dans la défense de sa communauté avait osé se présenter comme étant « un musulman de combat »…

Maître Goldnadel, véritable célébrité communautaire, s’est déjà illustré à l’occasion de l’affaire Mermet en poursuivant le célèbre journaliste pour... antisémitisme,(http://www.monde-diplomatique.fr/2002/10/A/16919), poursuites qui se sont soldées par un échec. Rappelons à ce sujet qu’Edgar Morin faisait partie des personnalités qui ont eu le courage de soutenir ce journaliste de France Inter (http://www.liberation.com/page.php?Article=37151). Peut-être alors le procès qui lui est intenté est-il aussi utilisé pour lui faire payer son soutien ?

Nous sommes donc en présence d’un véritable spécialiste du harcèlement judiciaire et l’on pourrait même dire du harcèlement tout court au vu du traitement dont a fait l’objet Gad Elmaleh dans l’émission de Thierry Ardisson, il y a quelques mois (http://www.communautarisme.net/index.php3?action=page&id_art=45433).

Maître Goldnadel admet d’ailleurs s’être « spécialisé » dans les poursuites à l’encontre des personnes d’origine et de confession juive dont il considère qu’elles ont eu des propos antisémites. Nous avons également beaucoup entendu parler de ce juriste dans le cadre de l’affaire Fallaci, puisqu’il a défendu la journaliste italienne. C’est à cette occasion que l’on a pu constaté que maître Goldnadel a une définition à géométrie plus que variable de « la diffamation à caractère raciale ». Comment peut-il en effet poursuivre Edgar Morin pour ses propos à l’égard du gouvernement israélien et de la communauté juive alors que dans le même temps, il défend Oriana Fallaci qui utilise des expressions aussi « tolérantes » et « amicales » que «les fils d’Allah… qui se multiplient comme des rats » (p. 146) et « des hommes arabes dans lesquels il doit y avoir quelque chose qui dégoûte les femmes de bon goût » (p.188) (Oriana Fallaci, La Rage et l’Orgueil, Plon, 2002)?

Comment maître Goldnadel peut-il accuser le journaliste Daniel Mermet d’antisémitisme et qualifier certaines de ses émissions « d’incitation à la haine raciale » alors qu’en défendant la célèbre journaliste italienne, il a affirmé « qu’elle avait le droit de faire dans l’anti-islamisme primaire et que cela n’avait rien à voir avec du racisme », que même si l’ouvrage est « violent et haineux », il est « une dénonciation de la montée de l’intégrisme (ndlr : musulman) » !

Cette défense est pour le moins étrange. La comparaison des écrits d’Edgar Morin et de ceux d’Oriana Fallaci permet de constater l’incohérence de l’argumentation et du raisonnement de maître Goldnadel.Pour avoir une idée de l’état d’esprit de cet homme, voici un lien (http://www.upjf.org/documents/showthread.php?s=&threadid=5097 ) qui nous permet de constater qu’il a une « haute opinion » du MRAP. Celui-ci a notamment tort à ses yeux de dénoncer l’existence d’extrémistes juifs, qui, au vu des propos et du raisonnement de maître Goldnadel, ne peuvent exister. Visiblement, selon lui, admettre un tel fait serait être antisémite ou en tout cas être complice de cet antisémitisme : comme si reconnaître l’existence d’une minorité d’extrémistes et de fondamentalistes dans la communauté juive revenait à considérer que tous les juifs sont des extrémistes et des fondamentalistes

Il ne faudrait donc pas parler du Bétar et de la Ligue de Défense Juive dont les exactions, commises dans la plus parfaite impunité, ne sont d’ailleurs jamais citées et dénoncées par nos « donneurs de leçons médiatiques ». À ce sujet, soulignons que France Télévision a déjà commencé à pratiquer une censure allant dans ce sens dans ses fictions et notamment dans la série PJ (http://www.humanite.presse.fr/journal/2003-12-26/2003-12-26-385164).

L’article d’Edgar Morin ne contient pas l’once d’un début d’incitation à la haine raciale.

Il n’y a pas de violence et encore moins de haine, que l’on se place sur le fond ou sur la forme. Et pourtant, maître Goldnadel poursuit le célèbre sociologue. Et quand bien même Edgar Morin aurait-il utilisé des termes aussi violents et haineux qu’Oriana Fallaci, que l’on pourrait renvoyer maître Goldnadel à l’argumentation qu’il a utilisée pour défendre sa célèbre cliente italienne : l’article d’Edgar Morin n’a rien à voir avec du racisme, il s’agit juste d’une dénonciation de la monté de l’intégrisme juif et de l’extrémisme sioniste.À moins, évidemment, qu’il soit permis de dénoncer les intégrismes catholique et musulman avec la plus grande virulence et en sombrant souvent dans l’amalgame et l’intolérance la plus primaire, mais que, par ailleurs, il soit interdit, et ce quoiqu’il puisse arriver, de dénoncer l’intégrisme juif et les extrémistes sionistes…

Ce « deux poids et deux mesures », nous y sommes habitués depuis déjà quelques temps, mais est-ce une raison pour l’accepter sans rien dire ?

Cette « immunité » accordée, notamment par nos « donneurs de leçons médiatiques », aux fondamentalistes juifs et aux extrémistes sionistes n’est-elle pas une des pires formes d’intolérance et de discrimination ? N’est-elle pas non plus susceptible de favoriser le développement de l’antisémitisme le plus primaire ?



Lundi 26 Avril 2004
Drazsen Paul & anaïs
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BélierCheval
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MessageSujet: Re: Ces juifs qu'on aime et deteste   Dim 30 Déc - 19:27

En tout temps, les juifs Marocains ont toujours defendu
leur pays de naissance et d'adoption le Maroc, ce sont eux
qui sont a la base de
MATKICH BLADI
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mimouni
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ViergeCoq
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MessageSujet: Re: Ces juifs qu'on aime et deteste   Jeu 31 Jan - 17:06

L'arrivée des Juifs en Nord Afrique

L'arrivée des juifs en Afrique du Nord, sans doute en compagnie ou dans le sillage des navigateurs-commerçants phéniciens, remonte très loin dans le temps, sans qu'il soit possible de situer exactement la date à laquelle cette migration a commencé. Certains la font remonter à l'époque de Salomon (1er millénaire av. J.-C.), d'autres à la période qui a suivi la destruction du Premier Temple (587 av. J.-C.), d'autres encore à une date plus récente, après la destruction du Second Temple (70 de l'ère chrétienne).

Une première remarque s'impose : de tous les peuples qui, très tôt, ont commencé à se déplacer en Méditerranée d'Est en Ouest, seuls les Juifs n'avaient aucune visée conquérante ou colonisatrice et tout à fait paradoxalement, de tous les peuples qui se sont succédés, seuls ont survécu jusqu'à nos jours, s'infiltrant dès le début et s'intégrant dans la trame de la société et de la culture locales. Très tôt, ils essaimèrent depuis les comptoirs phéniciens côtiers vers l'intérieur des terres, s'insérant de manière organique dans chaque tribu, chaque village, s'imprégnant de l'environnement et l'influençant en retour.

Ironie du sort : ceux qui ont su et pu survivre à tous les bouleversements qui ont secoué la région, se sont trouvés, au milieu de ce siècle, impliqués, imbriqués dans un autre phénomène historico-politique non moins étonnant que leur survie. C'est celui du retour en masse des juifs du Maghreb et d'Orient, sous l'impulsion de la vague messianico-sioniste des années 50 et 60, vers la même terre qui a vu certains de leurs lointains ancêtres, plusieurs siècles auparavant, partir à l'aventure en compagnie des intrépides marins de Tyr et Sidon. Ici semble se clore un chapitre passionnant de l'histoire des migrations en Méditerranée. Fin d'une coexistence qu'évoquent avec nostalgie ceux qui sont restés sur place, beaucoup moins ceux qui sont partis vers leur nouveau-antique destin.

Mais qui sont les Berbères ? Ont-ils toujours vécu en Afrique du Nord et aux abords du Sahara ? L'incertitude des historiens et des archéologues, l'insuffisance de preuves épigraphiques, laissent la place libre à l'imagination qui, de toute façon et traditionnellement, s'est donné libre cours, renforcée en cela par certains écrits juifs et arabes du Moyen Age. Ces écrits font état de légendes sur l'origine « cananéenne » des Berbères, dont l'ancêtre ne serait autre que le célébre chef militaire Goliath (en berbère Jalout). Le légendaire s'imbrique ici dans l'histoire, l'interprète, la pervertit, l'idéalise, favorisant l'exploitation idéologique, culturaliste. Il faut dire qu'il y a là une sorte de revanche de la part d'une civilisation dénigrée cherchant à se réhabiliter, en minimisant ce qu'elle doit à l'environnement culturel dominant et en amplifiant la dette qu'elle pense avoir contractée vis-à-vis d'une autre, dénuée, celle-là, de toute prétention à l'hégémonie. Mais il y a davantage : outre le mythe de l'origine juive (ou cananéenne), a cours une autre thèse reconnue plus ou moins comme historique, bien qu'encore insuffisamment attestée, selon laquelle les Berbères auraient été en partie judaïsés. Les divergences à ce sujet entre historiens vont bon train, principalement quand il s'agit de la figure historico-légendaire de la Kahina.

a suivre
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ViergeCoq
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MessageSujet: Re: Ces juifs qu'on aime et deteste   Jeu 31 Jan - 17:07

La société berbère semble avoir été l'une des rares à n'avoir pas connu l'antisémitisme. Le droit berbère, azref, dit « coutumier », contrairement au droit musulman (et au droit juif, soit dit en passant), est tout à fait indépendant de la sphère religieuse. Il serait, par essence, « laïque » et égalitaire, et n'impose aucun statut particulier au juif, alors que la législation musulmane fixe le statut du juif (et du chrétien) en tant que dhimmi, « protégé », soumis à certaines obligations et interdictions. Le juif occupait une place bien définie dans le système socio-économique du village berbère : il remplissait généralement la fonction soit d'artisan (orfèvre, cordonnier, ferblantier), soit de commerçant, l'une et l'autre occupation pouvant être ambulantes. Aujourd'hui encore, après trente ou quarante ans, les villageois de l'Atlas et des vallées sahariennes se souviennent avec nostalgie du temps où les juifs faisaient partie du paysage, allant jusqu'à imputer à leur absence la raison de leurs misères actuelles.

Peut-on en dire autant de l'image du Berbère musulman auprès de son ex-compatriote juif ? Rien n'est moins sûr. Il y a eu là comme un refoulement chez les juifs berbères immigrés en Israël quant à leur passé, dû sans doute à plusieurs raisons : leur nouvelle identité israélienne acquise « aux dépens » de leur précédente identité, les préjugés et quolibets qui frappaient et frappent encore les « chleuhs » (même en Israël). Leurs enfants et petits-enfants, nés en Israël, sont dans l'ignorance totale du patrimoine berbère de leurs parents.

L'L'image du juif dans l'imaginaire berbère semble donc avoir été tout à fait positive, voire privilégiée, à telle enseigne que, dans les contes populaires, un rôle de choix lui est dévolu : c'est à lui que revient la tâche honorable de dénouer les situations compliquées. Autre témoignage : les vieillards du Sud marocain se souviennent des joutes poétiques avec des Imedyazen (poètes juifs). Les traces juives dans le folklore berbère se rencontrent jusque dans les rituels à caractère essentiellement musulman, tel le cérémonial de la fête de l'achoura. Celle-ci, censée commémorer l'assassinat des fils d'Ali, gendre du Prophète, comporte des aspersions d'eau qui auraient pour objet de rappeler l'épisode biblique du passage de la mer Rouge. Ces aspersions durent dix jours, la dixième nuit étant baptisée Id n'youdayen (fête des juifs) et donnant lieu à des réjouissances comportant port de masques et chants « avec accent juif » (sic).

Y a-t-il réciprocité et trouve-t-on des traces berbères encore vivantes dans l'imaginaire et le folklore des juifs maghrébins ? Cette question mérite investigation dans la mesure où sont encore en vie, principalement en Israël évidemment, des personnes âgées prêtes à évoquer les bribes de folklore berbère encore vivaces dans leur mémoire.

Il existe bel et bien une pratique traditionnelle propre, semble-t-il, aux seuls juifs du Maroc et inconnue dans les autres communautés juives, puisque ne figurant pas dans le calendrier canonique hébraïque. Il s'agit d'une journée supplémentaire, ajoutée à la fête de Pâque, qui dure ailleurs sept jours et au Maroc huit jours. Nahum Soulschz, auteur d'ouvrages sur les juifs du bassin méditerranéen, publia en hébreu en 1933, à la suite de voyages d'études effectués au début du siècle, une monographie sur la Kahina, Dahia al Kahina. Certains passages de la préface de cet ouvrage suffisent pour illustrer l'attitude apologétique de cet historien, sérieux par ailleurs :

« Le présent ouvrage n'est pas une fiction, ni le récit romantique d'un épisode ou d'un personnage historique, mais le fruit d'une recherche minutieuse et critique sur la base d'un matériau historique et folklorique sérieux et significatif que nous ont légué les écrivains arabes et les contes traditionnels africains. Les actes héroïques, ainsi que la sagesse de l'héroïne en question ont été consignés dans les écrits d'une douzaine d'auteurs. Le plus grand de ces derniers, Ibn Khaldun, homme d'Afrique, affirme que les informations contenues dans ses écrits ont été puisées par les anciens dans des sources berbères authentiques... C'est lui également qui affirme que la Kahina... et les hommes de sa tribu, les Gherraouas, pratiquaient la religion juive et que leur lieu d'origine était la Palestine. [...] j'ai découvert qu'elle appartenait à une dynastie antique de prêtres (cohen, pluriel : cohanim) qui ont été refoulés en Afrique et ont connu, là-bas, la gloire et occupé des postes de commande. Ils ont aussi introduit la culture et les traditions juives tout autour de l'immense désert du Sahara.

La vérité historique des événements rapportés ici est attestée par les meilleurs chercheurs français contemporains (Mercier, Gautier...). Les écrivains français baptisaient généralement la Kahina la « Jeanne d'Arc » d'Afrique, certains d'entre eux se laissant aller à leur imagination et, à partir de récits légendaires, créèrent des fictions romantico-érotiques n'ayant aucun fondement historique. La vérité est que le merveilleux dans la figure de la Kahina dépasse même celui de Jeanne d'Arc [...].

De fait, il est arrivé à la Kahina ce qui arriva aux tribus juives héroïques dans les steppes d'Arabie au temps de Mohamed. Passé sous silence dans les écrits juifs, l'événement nous a été transmis seulement par les écrivains arabes [...].

Ce fut là le sort de l'histoire politique du peuple juif : les lacunes laissées par nos anciens ont été comblées par des historiens étrangers de qui nous dépendons pour la connaissance de notre propre passé. [...] Les écrivains arabes ont été séduits par la vie, la sagesse et l'héroïsme de cette femme et nous ont, au surplus, transmis quelques-unes de ses paroles flamboyantes contre les envahisseurs qu'aucun Arabe n'eût pu inventer de toutes pièces. »

Trad. Shlomo Elbaz

L'autre historien, J. W. Hirschberg, est beaucoup plus circonspect à l'endroit des sources prétendûment historiques, y compris les écrits d'Ibn Khaldun. Hirschberg distingue trois écoles, trois approches : 1. ceux pour qui toute l'histoire de la Kahina n'est qu'une légende ; 2. ceux qui, au contraire, croient à l'authenticité de l'ensemble des faits ; 3. ceux qui pensent qu'autour d'un noyau historique s'est tissé un réseau d'éléments légendaires. Hirschberg se placerait lui-même dans la troisième catégorie. Quoiqu'il en soit, le débat se poursuit autour de cette figure qui continue à galvaniser les militants et à inspirer poètes et artistes de la mouvance berbère.

Disons pour conclure que l'immigration en Israël de la quasi totalité des juifs berbères a pratiquement mis fin à cette aventure passionnante de deux civilisations appartenant aux deux extrémités du monde méditerranéen qui se rencontrèrent, s'épousèrent en une osmose socio-culturelle, parallèle et complémentaire de cette autre aventure qu'était la symbiose andalouse.

La fin de cette coexistence a condamné le partenaire juif de cette « association » à perdre jusqu'au souvenir de la vie commune et de ses acquis humains, alors que le partenaire berbère - principalement l'élite militante amazigh - a plutôt tendance à rechercher (et à idéaliser quelque peu) les sources, affinités et tous signes d'affiliation susceptibles de contrebalancer le poids de l'élément arabo-islamique, l'élément juif dont l'impact ne présuppose aucun désir de domination serait à même de nourrir l'identité berbère et d'en accentuer l'originalité.

L'expérience judéo-berbère devrait prendre sa place, aux côtés de l'expérience judéo-andalouse, dans le kaléidoscope des civilisations méditerranéennes où pourraient puiser les peuples de la région.


source: http://www.taznakhtanmoguar.com/
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MessageSujet: Re: Ces juifs qu'on aime et deteste   Mer 13 Fév - 18:46

Bonjour a tous
Je decouvre ce superbe site et ces photos par la meme occasion
Je suis assez emu de decouvrir que le peuple Juif vivaient dans
l'anti-ATALAS. Je suis Berbere du bas Atlas (region de Taroudant)
et je m'interesse a l'histoire de notre chere pays qu'est le Maroc !
Je suis heureux de voir ces photos superbe merci !

Je remerci au passage HASSAN DE MARRAKECH pour m'avoir guider
vers vous tous !

A tres bientot inch allah

source: http://dafina.net/forums/read.php?52,83320,page=3
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Ces juifs qu'on aime et deteste

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